Autorité et posture de l’animateur·trice

Avec les enfants et jeunes, les adultes,  les familles… Bref, avec les gens auprès desquels travaille l’animateur, la problématique est récurrente. Comment avoir de l’autorité ? Pourquoi certains animateur·trices ont plus d’autorité que d’autres ? Et d’abord, qu’est-ce que ça veut dire “avoir de l’autorité” ?

“Ton problème, c’est que tu as une trop petite voix”
“Je ne m’impose pas assez”
“Tu m’as contredit devant eux et j’ai perdu toute autorité”
“Depuis que je n’ai pas tenu mes engagements, ils ne m’écoutent plus… “

Comment avancer sur cette question si toutes les situations sont différentes ? Qu’en est-il de la posture de l’animateur·trice ? Qu’est-ce que l’autorité et comment agir pour “en avoir” ?

De quoi parle-t-on ?

L’autorité est une notion complexe. Afin de la comprendre et de pouvoir la définir, nous travaillons sur ses sources : d’où vient-elle ? Qui la donne ? Quelles formes prend-elle ? Comment et quand tombe-t-on dans la manipulation ou dans l’autoritarisme ?

Nous en profitons pour nous interroger sur les représentations que nous avons de l’autorité. Qu’est-ce que je me représente quand je souhaite avoir de l’autorité ? Et qu’est-ce que ça implique dans mon positionnement d’animateur·trice ?

Que se passe-t-il quand on ment ment ou qu’on ne tient pas ses promesses ?
Que se passe-t-il quand on ne s’exprime qu’à base de consignes formulées à l’impératif ?
Que se passe-t-il quand on a tort, que notre demande n’est pas légitime ou argumentée ?

Nous traitons de bienveillance, de compétence, de confiance, et, en définitive, de posture de l’animateur·trice. Une infinité de sujets sont liés à ces questions, que nous abordons en fonction des situations étudiées. La cohérence, les contrats pédagogiques, la sincérité, la transparence…

Comment fait-on ?

Nous partons de situations réelles et concrètes. A partir d’exemples des participant·es, nous développons de l’analyse, nous rebondissons sur d’autres cas vécus, nous élaborons des mises en scènes qui nous servent à illustrer des idées et/ou des approches. Ainsi, chacun·e travaille sur ses représentations, s’enrichit des contributions des autres participant·es pour que, collectivement, des orientations soient définies, des solutions imaginées.