Évaluer autrement

Intimement liée à la méthodologie de projet, l’évaluation a envahi tous les domaines d’activité. Il est difficile de la penser en dehors du cadre établi : tou·tes les professionnel·les y sont formé·es, les dossiers d’aides publiques semblent inflexibles sur le sujet.

Nous partageons l’idée que l’évaluation, dans sa forme actuelle, contribue à normaliser les pratiques et empêcher l’émergence d’alternatives. Aujourd’hui, les critères et moyens d’évaluation de nos objectifs doivent être notifiés avant-même d’avoir démarré l’action. Il devient difficile de laisser évoluer l’action au gré des aléas, des rencontres, des nouvelles idées et opportunités. Parce qu’elle conditionne en partie la future subvention, difficile également de ne pas évaluer positivement nos actions, même quand elles sont globalement insatisfaisantes.

Sommes-nous obligé·es de succomber à cette logique ? Quels leviers pouvons-nous actionner pour agir différemment ?

De quoi parle-t-on ?

En partant du vécu et des représentations des participant·es et au travers une approche historique, nous cherchons à comprendre ce que signifie “évaluer” aujourd’hui. Nous identifions ce que cela implique concrètement et ce que cela peut induire dans la manière dont nous pensons nos actions. Nous considérons d’autres manières d’agir et d’évaluer, qui privilégient le processus au résultat, rendent compte justement, valorisent le travail effectué et offrent des perspectives d’évolution et/ou de pérennisation des actions.

Comment fait-on ?

Nous parlons des réalités et analysons le contexte d’exercice de la structure pour mieux comprendre les enjeux liés aux modalités d’action et d’évaluation. Nous partageons expériences, réussites et échecs pour identifier les résistances, les contraintes et les possibles sur le sujet. Nous imaginons d’autres modes d’actions et d’évaluation, impliquant les participant·es et favorisant le vécu sur le prévu.