Faire de l’ACM un espace d’émancipation

“Apprends-moi à faire seul.”

Cette fameuse phrase illustrant la – par ailleurs intéressante – pédagogie Montessori inspire de nombreux Accueils Collectifs de Mineurs (ACM). Mais quelle différence entre “faire seul” et “décider de faire” ? Qui décide de ce que l’enfant apprend ? De ce qu’il fait (seul ou non) ? Si l’émancipation ne se décrète pas, les conditions qui la favorisent peuvent tout de même être pensées et travaillées. L’ACM peut-il être un espace d’émancipation ? Quelles places y occupent les enfants et les jeunes ?

De quoi parle-t-on ?

Durant ce stage, nous nous nous intéressons à la relation qu’ont les adultes avec les enfants et les jeunes. Des regards que nous portons sur eux découlent nos postures de professionnel·les de l’animation. De nos postures découlent à leur tour les agissements des enfants, et, au final, la réalité qui se joue dans l’ACM. Nous travaillons donc sur la manière dont les animateur·trices interagissent avec les enfants : comment les accompagner plutôt que les contraindre ?

Nous creusons le sujet de l’autonomie dont les représentations se limitent parfois à “faire seul”. Nous travaillons la question du cadre de liberté qui nécessite une prise en compte globale de l’ACM : l’organisation, la formation et l’accompagnement de l’équipe, l’aménagement, la relation avec l’organisateur et les familles…

Comment fait-on ?

En comparant et analysant nos propres expériences, au regard d’exemples concrets – et réels – d’ACM de tous genres (périscolaires, accueils de loisirs, séjours de vacances, accueils jeunes…), nous nous interrogeons sur ce qui se fait et ce qu’il est possible de faire en ACM. Nous confrontons nos représentations, pointons des limites, exprimons nos doutes mais également nos envies et convictions.

Ensemble, nous nous projetons concrètement sur la suite, et repartons avec des idées, des billes et des stratégies pour permettre aux enfants et jeunes – et même aux animateur·trices – de vivre l’ACM autrement.