La participation des publics

L’encouragement des pouvoirs publics à faire participer les gens peut être perçu comme une injonction pour celles et ceux qui œuvrent sur le terrain. Ce ressenti est légitime quand l’obtention d’un agrément ou d’une subvention est conditionnée par la dite participation…

Une forte participation des publics est très valorisante pour les structures. Le contraire peut engendrer de profondes remises en question quant aux méthodes utilisées et capacités des professionnel·les à mobiliser les gens.

Les témoignages illustrent la multiplicité des problématiques rencontrées :
“Les gens ne participent plus… ou alors certains viennent quand il y a un buffet”
“Les bénévoles sont moins nombreux, il n’y a pas de renouvellement”
“Nous touchons certains groupes sociaux et d’autres très difficilement”
“Les jeunes ne participent qu’à des activités de consommation”

Mais ces “publics”, à quoi leur demande-t-on de participer vraiment ? De qui vient l’initiative de l’action ? Y a-t-il de véritables enjeux ?

De quoi parle-t-on ?

Nous apportons des éclairages sur la thématique de la participation : quelles sont les conditions de la participation ? Pourquoi « participation des publics » et « pouvoir du professionnel » sont-ils intimement liés ?

Nous réinterrogeons nos postures afin de changer notre rapport aux publics avec lesquels nous travaillons. Pour que de publics – passifs – ils (re)deviennent auteurs. Nous questionnons la méthodologie de projet qui empêche les initiatives et maintient des relations de domination (animateur/animé, décideur/suiveur). Nous appréhendons des méthodes qui ambitionnent de donner de la légitimité et du pouvoir aux gens, de sortir des murs, d’aller à leur rencontre.

Comment fait-on ?

Nous partons d’expériences vécues et d’actions actuelles ou projetées pour que ces journées de formation débouchent sur du concret. Au regard du contexte de la structure et des volontés exprimées, nous déterminons des démarches participatives pertinentes à mettre en place.

Nous expérimentons et analysons des méthodes de formation participatives et impliquantes pour les participant·es, réinvestissables dans leur travail.